GRIMPARACELSE WEBZINE - Feb. 2004
Aegirson – “Requiem Tenebrae”
France – 2003 – Thundering Records – 61'56
1. Escape – 5'39
2. Terra Incognita – 6'37
3. Queen Of The Desert – 4'16
4. Forsaken – 5'46
5. Behind The Gates Of Hell – 6'34
6. Not The End – 5'00
7. Awaiting Deliverance – 5'52
8. Depth – 5'25
9. Interlude – 1'28
10. Lost In Fairyland – 5'03
11. The Wolves Leader – 5'12
12. Aelin Amarth – 5'04
Line-up :
Geoffray Baumont : vocals & guitars
Jackie Aelterman : female vocals
Alexandre Droesch : guitars
J.B. Chalmandrier : bass & vocals
Bertrand Minary : drums & vocals
Priscilla Leroy : keyboards
Additional Musician :
Thierry Lebourg (DYSLESIA) : vocals on #10
Il y a des groupes comme ça qui ne procurent pas plus d'enthousiasme qu'un
: “mouais, bof…”, après les premières écoutes.
Alors, on laisse le disque de côté et on se dit qu'on y repassera
plus tard… Et puis finalement, on se rend compte que certaines mélodies
nous reviennent en tête et on retourne de plein gré se plonger dans
le disque en question en réalisant que ce n'est finalement pas si mal
que ça et que c'est même bien, et, passez-moi l'expression, après
s'être rendu compte de ça, on se sent finalement un peu con. AEGIRSON
est de ceux-là. Avec une pochette, un nom d'album et des titres de pistes
peu originaux (très heroic/fantasy, très novateur donc…),
on n'a pas vraiment envie de faire l'effort, et c'est en définitive assez
compréhensible. Mais, en homme ouvert d'esprit et curieux de ce qui se
fait, on tente quand même de pousser le vice plus loin. Présentation
:
AEGIRSON (peut-être qu'un jour, les groupes en auront marre de trouver
des noms imprononçables…) est une formation bourguignonne, plus
toute jeune, et qui commence seulement à faire parler d'elle (ou alors,
c'est que j'avais mes yeux et mes oreilles dans ma culotte…). Après
deux MCD (“Inside” en 1997 et “Dark Chapters” en 1999),
le groupe fait son come-back avec son premier album “Requiem Tenebrae” et
même s'il n'est pas une claque monumental, il a de quoi se défendre
et constitue une très bonne carte de visite pour un groupe qui se veut
résolument prometteur (je serai bien curieux d'écouter leurs deux
MCD pour me rendre compte de l'évolution).
Côté musique, on découvre un subtil mélange de Heavy
mélodique, de Dark, de Prog (dans une certaine mesure) ajouté à diverses
ambiances acoustiques, symphoniques à tendance épiques, voire Black
quelques fois. Le tout est exécuté de façon très
honorable, la musique est bien mise en valeur même si on note un certain
essoufflement coté prod. Elle est très claire et ne lèse
aucun instrument mais manque un peu de pêche. On s'en rend surtout compte
au niveau vocal. Outre un chanteur à la voix hargneuse très correcte,
et à la voix claire trop peu précise à mon goût (vous
avez pu remarquer qu'il y a plusieurs membres qui assurent les partie de chant,
je me doute donc que ce n'est pas la même personne qui est l'origine de
ces deux voix, mais je n'ai pas réussi à identifier qui fait quoi),
une chanteuse lyrique se greffe sur nombre de passage. Et c'est bien là le
problème, la vocaliste en question a résolument un bel organe qu'elle
met à profit d'une musique qui la justifie à juste titre mais elle
dénote un peu trop avec le côté un peu poussif du son même
si celui-ci est mineur. Pour continuer l'éloge méritée de
Jackie, je voudrais m'attarder sur le refrain du titre (“Awaiting Deliverance”)
qui est un chef d'œuvre en la matière. Notre chère amie a
réalisé des parties en chœurs vraiment sublimes et même
si ce refrain est chanté en français (les habitués du site
auront peut-être compris que je ne suis pas fan de la langue de Molière
dans le Metal), ça n'entache en rien, je suis tombé amoureux !
A noter aussi l'apparition sur le titre “Lost In Fairyland” de la
voix très Edguyenne de Thierry Lebourg de DYSLESIA
Au final, on se rend compte que le groupe ne révolutionne rien mais c'est
tellement bien foutu qu'on n'a vraiment pas envie de laisse r ce disque prendre
la poussière, il mérite bien meilleur traitement.
Alors, après s'être senti un peu ridicule, on se sent finalement
fier d'avoir donné un petit coup de pouce (aussi minime soit-il) à ce
groupe en devenir. A suivre de près.
Ben : 80% (Février 2004)